Les constructions immobilières modernes se veulent exigeantes en termes de performance énergétique. Après tout, la norme RT 2012 l’impose depuis près de 5 ans déjà. Seulement, les maisons passives ont fait leur apparition. Et à ce qu’il paraît, ces dernières sont extrêmement performantes même si elles n’utilisent pas les systèmes de chauffage traditionnels. Allons savoir pourquoi.

Maison passive, plus économique que toutes les autres

Question consommation énergétique en kWh/m par an, la construction passive trône au sommet de la pyramide avec un indice A++. Ne dépensant que 15 kWh/m2/an, un bâtiment passif est plus économique qu’une maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) qui peut atteindre les 50 kWh/m2/an. L’écart serait aussi important si l’on se référait à la norme RT 2005 qui frôle les 150 kWh/m2/an ou encore à la plupart des constructions françaises qui frisent les 450 kWh/m2/an.

Bâtiment passif, pourquoi une telle performance ?

Pour être classée passive, une structure doit respecter certains critères de base. À commencer par la dépense d’énergie primaire qui ne doit pas dépasser les 120 kWh/m2/an. Cela concerne bien sûr le chauffage, l’électricité et la production d’eau chaude. L’étanchéité de l’air aussi doit être maîtrisée vigoureusement pour garantir une pression égale à 50 Pa. En cas de fuites, les pertes doivent être inférieures à 0.6 fois le volume du bâtiment. Et bien entendu, il faut aussi tenir compte du besoin annuel en chauffage. Celui-ci ne doit pas dépasser les 15 kWh/m2.

Construction passive, comment obtenir une telle performance ?

Pour y parvenir, le principe est assez simple. Primo, l’isolation de la chaleur doit être renforcée au moyen d’isolants épais (30 cm) dans les murs, d’un triple vitrage ou encore de menuiseries à faible transmission thermique n’excédant pas 0.8 W/m²K. Secundo, l’étanchéité doit être à toute épreuve. Et tertio, la consommation énergétique doit être maîtrisée grâce à l’utilisation d’énergie renouvelable, de chauffe-eau thermodynamique, de système de VMC Double Flux Thermodynamique.